Présentation
Mes travaux de recherches s’inscrivent dans le champ de la psychologie clinique d’orientation psychanalytique.
Je m’intéresse tout particulièrement au traumatisme et à ses effets sur le parcours de vie des personnes. Je défends l’idée que l’événement traumatique ne se limite pas à ce qui s’est produit et que ses conséquences ne peuvent être réduites à la hiérarchisation opérée par le cadre judiciaire. Il laisse des traces durables qui peuvent bouleverser profondément le sentiment d’identité, parfois jusqu’à donner l’impression de ne plus se reconnaître soi-même.
L’ensemble de mes travaux de recherche s’appuie sur ma pratique clinique, dans une articulation où clinique et recherche se nourrissent et s’éclairent mutuellement.

- « Clinique d’une haine héritée : du meurtre fantasmé à la parole retrouvée« co-écrit avec Claudine Veuillet-Combier, publié dans les Cahiers de psychologie clinique (2026)
Cet article explore la fonction de la haine dans le contexte des violences sexuelles sexuel. J’y souligne l’importance du rôle de l’accompagnement psychologique lorsque les personnes font face à des idées de vengeance, allant parfois jusqu’au fantasme de meurtre. J’explique également comment un traumatisme actuel peut venir réactiver des traumatismes passés, voire des traumatismes issus de transmissions transgénérationnelles.
L’article est accessible ici : https://shs.cairn.info/revue-cahiers-de-psychologie-clinique-2026-1-page-211?lang=fr&tab=resume
- D’autres publications scientifiques sont en cours de publication et en cours de rédaction.

- « Corps meurtri et processus de resubjectivation : trajectoires étudiantes et accompagnement clinique auprès des jeunes femmes victimes de violences sexuelles » conférence présentée au 4ème Congrès de la Chaire Mukwege à Bruxelles (2025)
Depuis 2024, j’ai le privilège d’intervenir au sein des Congrès internationaux de la Chaire Mukwege, qui se consacre au développement de recherches interdisciplinaires sur les violences sexuelles envers les femmes. Comme son nom l’indique, cette Chaire s’est constituée à partir des travaux du Docteur Denis Mukwege, gynécologue et Prix Nobel de la Paix en 2018.
En décembre 2025, j’ai donné une conférence à l’occasion du congrès organisé à l’Université Libre de Bruxelles. Cette conférence portait sur la façon dont les violences sexuelles impactent le rapport au corps et plus spécifiquement encore dans le contexte de la période de vie étudiante.
Une partie de cette conférence est accessible ici : https://www.instagram.com/reel/DSNY6pMDHxq/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=MzRlODBiNWFlZA==
- « Période de vie étudiante et impact psychologique des violences sexuelles sur les jeunes femmes : entre désubjectivation et enjeux de resubjectivation« communication affichée au 2ème Congrès de la Chaire Mukwege à Angers (2024)
Toujours dans le cadre des Congrès internationaux de la Chaire Mukwege, j’ai présenté ma recherche doctorale (thèse) à partir d’un support affiché.
La communication affichée est accessible ici : https://hal.science/hal-05340827v1
- « Trauma et violences sexuelles : Clinique d’un dispositif inédit concernant le classement sans suite de plainte » conférence présentée au Colloque international « Mutations contemporaines et cliniques de l’inédit » à Angers (2024)
Cette conférence présentait un dispositif récent, mis en place dans le cadre d’une association d’aide aux victimes où j’ai exercé en tant que psychologue. Ce dispositif consistait à annoncer et expliquer le classement sans suite d’une plainte pour viols et agressions sexuelles, là où le classement sans suite est le plus souvent notifié par courrier.
« Période de vie étudiante et impact psychologique des violences sexuelles sur les jeunes femmes : entre désubjectivation et enjeux de resubjectivation »
Ma recherche doctorale explore les effets des violences sexuelles sur le parcours de jeunes femmes étudiantes. Elle s’appuie sur une méthodologie qualitative, reposant notamment sur des entretiens cliniques semi-directifs et des médiations projectives (Objet-médiateur, dispositif co-créé avec Claudine Veuillet-Combier, ma directrice de thèse et Libre Réalisation de l’Arbre généalogique).
